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mercredi 2 avril 2008, par senactuSociété Civile : L’urgence d’un repositionnement au Sénégal
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L’écrasement de la manifestation du dimanche 30 mars sur la route du front de terre contre la cherté de la vie, ponctué par l’arrestation de deux leaders de l’ASCOSEN notamment Momar Ndao et Jean Pierre Dieng pour délit de trouble à l’ordre public remet sur la table la question de la place de la société civile dans la défense des intérêts des sénégalais. L’ASCOSEN « ne représente rien » tel sont les mots du ministre Farba Senghor lors de son face à face avec Sémou Pathé Gueye leader au PIT dans l’émission avis d’expert, sur la station Walfadjri. Ce dernier justifie son propos, par le fait qu’il ait entendu qu’il n’y avait pas une troisième personne , hormis les deux responsables arrêtés, sur les lieux pouvant orienter les personnes présentes et répondre aux journalistes. Sans doute aurait - il d’autres raisons de réduire à zéro l’association des consommateurs. Mais le plus important dans tout cela ,est que dans son ensemble comme dans ses entités particulière, la société civile au Sénégal se doit de revêtir un caractère particulier dans sa dynamique de lutte. Elle ne doit pas se laisser piéger par les partis politiques en termes de représentativité. Surtout si le pouvoir est entre les mains des politiciens. Le traitement des leaders de l’ASCOSEN prouve qu’il n’y a aucune considération des actions de la société civile. Alors que toute organisation civile qui se bat pour l’intérêt national mérite d’être respectée. Toutefois , elle devrait éviter de se mettre sur le même terrain que les partis politiques. Le partage d’un idéal de combat ne suppose pas de manière impérative une confusion dans la forme d’expression ou de revendication. Associer l’opposition en l’occurrence le Front Siggil Sénégal allait garantir une ampleur certaine de la marche de protestation. Mais c’était sans compter avec la répression et la difference entre les traits qualitatifs des personnalités respectives composant l’ASCOSEN et la grande opposition. Voici deux aspect essentiels à considérer pour une nation en quête d’une saine démocratie qui exige une grande rationalité objective. Plusieurs fois, des leaders politiques ont brave l’interdiction d’organiser une marche et personne n’est allé croupir dans une cellule. Ainsi , dans un pays où le traitement se fait en fonction de la popularité , où « l’interdiction est illégale » pour parodier Sémou Pathé Gueye, la société civile ne doit pas afficher son inexpérience. En effet, elle brille de par son manque de résultats malgré que certains confirment leurs activités. Par ailleurs, dans son élan idéal, l’organisation civile peut être vue par le parti majoritaire ou minoritaire comme un concurrent dans la dynamique de séduction populaire. Malheureusement le Sénégal est encore loin de ce schéma. Il faut dire encore qu’elle doit certes, associer le pouvoir et l’opposition dans ces stratégies mais elle doit savoir au préalable que la finalité du jeu politique est l’accession aux commandes de l’Etat ou sa conservation, peu importe les moyens à mobiliser pour y parvenir. Les acteurs de la société civile comme les politiciens confondus dans une perspective commune qui est naturellement le bien être du peuple se distingue de ce point de vue. En effet, les premiers n’ont pas pour priorité de gouverner. De cette manière, ils sont traditionnellement plus objectifs, lorsqu’il s’agit de défendre les populations. Le cas de l’ASCOSEN étant illustratif car pouvant servir d’exemple pour l’avenir, il importe de préciser en définitive, à partir d’un point de vue fondamental, que la place aujourd’hui de la société civile est entre le pouvoir et l’opposition c’est à dire entre les acteurs politiques mais non en leur sein. Pascal Oudiane Erreur Rien à faire ici. |
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