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lundi 2 avril 2007, par senactuSénégal : Serigne Cheikh Tidiane Sy dénonce la maltraitance de l’enfance Version imprimable
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Le guide spirituel des moustarchidines, Serigne Cheikh Ahmad Tidiane Sy, a condamné, à l’occasion du gamou commémorant l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed (PSL) célébrée dans la nuit du samedi au dimanche, les mauvais traitements dont sont victimes les enfants dans les foyers et les rues sénégalais. ‘’Il y en a de ces adultes qui ne savent pas se comporter convenablement, être gentils, avec des enfants. Ils ne savent que les gronder ou les violenter, ce qui ne se fait pas. Tout comme il est formellement interdit (en islam) de transformer les enfants en mendiants errant, en guenilles, dans les rues’’, s’est-il élevé, dans son allocution aux Champs de course de Tivaouane, insistant sur la prière que des enfants ont faite pour le prophète, à l’instar des femmes et des adultes. Prenant le contre-pied de ceux qui s’adonnent à la maltraitance des enfants, Serigne Cheikh Tidiane Sy a rappelé les vertus reconnues à l’innocence et à la pureté des enfants qui font de ces chérubins, des gens proches de Dieu. ‘’Pour faire exaucer une prière, passons par les enfants’’, ainsi a-t-il invité les adultes qui ont ‘’les cheveux blanchis par les soucis’’, signalant que lui-même, il a fait de la prière d’un enfant un credo. Tout en gratifiant l’assistance de son érudition, le guide tidjane leur a rappelé également la nécessité d’apprendre ou de réapprendre l’arabe classique, la langue du prophète Mohamed (PSL), dont on célébrait la naissance, mais aussi les pouvoirs spirituels, le charme et la richesse de sa langue. ‘’Un agrégé d’université est venu me le confesser ces derniers temps, me disant qu’il maîtrise le français et l’allemand et que maintenant, il a décidé d’apprendre l’arabe’’, a-t-il confié. ‘’Je lui ai dit de se garder de tomber dans le parler arabe des temps modernes qui, en réalité, est peu riche. Il faut tâcher d’apprendre l’arabe classique, celui du prophète qui est aussi et surtout celui de l’Au-delà . On n’y parlera pas français ou je ne sais quoi’’, a-t-il ironisé, sans manquer de rappeler les qualités de défunts intellectuels sénégalais connus pour leur prouesse dans les belles lettres arabes. Il a cité Mor Sassoum Diakhaté, fils du cadi Madiakhaté Kala, ou Serigne Bachir Mbacké de Touba, fin lettré et charmant intellectuel parmi ses contemporains. La maîtrise de la langue et le parler soigné ont été, a souligné Serigne Cheikh Tidiane Sy, une préoccupation de son père Khalifa Ababcar Sy, de son oncle paternel El-Hadji Abdoul Aziz Sy, lequel ne manquait pas de relever, par les mots justes, la bonne expression chez un disciple. Faisant part de sa nostalgie de la période des contemporains de son père, Serigne Alioune Guèye, Serigne Cheybatou Fall et l’imam Moussa Niang, connus pour leur ‘’culture d’inspiration céleste’’, qui venaient tous chez le Khalife, pour confronter des connaissances et échanger dans les domaines de la spiritualité. Ces ‘’maîtres’’ ont été formés par El-Hadji Malick Sy, promoteur du ‘’Mawlidi nabi’’ (le gamou chez les wolofs). Erreur Rien à faire ici. |
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